ÉGLISE SAN MARTINU

ÉGLISE SAN MARTINU

A CHJESA SAN MARTINU DI PATRIMONIU
L’église Saint Martin de Patrimoniu

Eglise
© Christian Andreani

La construction de l’église

On trouve la première mention de l’église San Martinu dans les visites pastorales de 1575. Elle est l’église paroissiale de Patrimonio et la chapelle Santa Maria est alors dite « annexe ». Mais cet édifice datant au moins du XVIème siècle a besoin d’entretien. En 1653 Mgr Saporito ordonne de refaire le toit « d’ici 6 mois sous peine d’interdire l’accès à l’église. » Ce n’est toujours pas fait au mois de mai 1654, puisque l’évêque demande alors que “l’on commence à restaurer l’église d’ici un mois jusqu’à totale perfection sous peine « d’interdiction de la confrérie ».

Les travaux de l’église

L’ancienne église fut probablement reconstruite ou en tout cas très remaniée en 1654. En effet, dans les archives du diocèse du Nebbio se trouvent conser- vés les comptes des dépenses effectuées pour l’église San Martinu à partir du 26 juillet 1654, soit deux mois après l’injonction de l’évêque. On y trouve des achats de planches (à Olmeta), de chaux, de teghje et de pierres. La commu- nauté de Patrimoniu avait fait appel à des maîtres maçons présents à Bastia.

Le chantier se déroule jusqu’en avril 1655 pour un coût total de 729 lires et 14 sous, ce qui représente une très grosse somme pour l’époque lorsque l’on sait que, par exemple, le salaire d’un maçon qualifié était d’une lire la journée. Cela permet de penser que l’on a reconstruit l’église en l’agrandissant d’une manière importante.

Cette église n’avait pas les proportions de celle que nous connaissons aujourd ’hui. Un document, daté de 1709, donne une idée des lieux. Il s’agit d’une demande d’autorisation auprès de l’évêque, émanant du prieur de la « Confraternita della Santa Croce ». Cette dernière possédait alors son oratoire particulier (et non une chapelle latérale dans l’église paroissiale) qui menace ruine au sud et dont le toit laisse pénétrer la pluie ; de plus il est devenu trop petit pour accueillir tous les confrères. Ces derniers demandent donc non seulement de pouvoir restaurer la vieille construction, mais de l’agrandir. L’évêque donne son accord pour la restauration de l’ancien édifice et même pour le surhausser, mais de ne l’agrandir “sur aucun des quatre côtés au-dessus de l’emplacement de l’église paroissiale voisine, ou du cimetière”

La reconstruction de l’église vers 1770

Le 6 octobre 1771, le prieur de la confrérie de Santa Croce note dans le registre des comptes de la dite confrérie, au chapitre des dépenses : “Per la fabrica di San Martino, pagato unito alli procuratori all’architetto lire sessanta tre e soldi quindeci”. Cette inscription démontre qu’un architecte qualifié a été engagé. Les confrères participent aux frais de construction : il est déjà prévu de raser leur oratoire pour édifier une église plus vaste, et leur contribution signifie qu’ils vont désormais avoir leur siège dans l’une des chapelles latérales de la nouvelle paroisse. En 1773 on connaît un dessin de J.Daubigny (Musée du Louvre) qui représente « l’Eglise Saint Martin en construction ».

Eglise